De mes premiers pas de végétalienne à un élan vegan








Mes proches le savent, certains d'entre vous l'ont compris, j'ai arrêté de consommer des produits issus des animaux.
Je suis progressivement devenu végétarienne avant au printemps 2016. Je mangeais de moins en moins de viandes et poissons depuis un moment. J'ai totalement arrêté de manger de la viande crue ou cuite, et j'ai continué de manger de la truite fumée et des tranches de volailles diverses type poulet ou dinde :'( - dans les salades, ça passait tellement bien.  Je n'avais pas encore ouvert les yeux sur tout. J'ai continué le fromage, les oeufs.
Je n'ai plus consommé de lait ni de yaourts. 



Puis en essayant de comprendre mes problèmes alimentaires, j'ai constaté que je grignotais souvent des produits charcutiers ou fromagers en dehors des repas. Les animaux étaient donc les pauvres victimes de mes émotions et de mon ennui. J'ai donc arrêté de mettre ces produits par automatisme. Me disant que je n'en aurais désormais jamais d'avance mais que je m'en procurerais si besoin pour une recette spécifique. 
Pour finir, je n'en ai remangé qu'une fois en octobre à l'occasion d'une raclette, ce fut la dernière fois que j'en avalais. 


Pendant ce temps, l'idée germait dans ma tête, je lisais, je regardais, je me documentais et j'ouvrais enfin les yeux sur certaines pratiques.
Pourtant jusqu'ici, je peux vous garantir que j'avais toujours aimé la viande, le poisson, les oeufs, le fromage. 
En automne, très rapidement, j'ai compris que ce que je faisais n'était pas assez pour moi. Je me targuais d'aimer TOUS les animaux.
Pourtant ...
J'ai donc voulu savoir ce qu'il y avait derrière les oeufs, derrière les produits laitiers.

Voilà comment mon alimentation est devenue végétalienne en novembre.


Vous me direz : c'est une mode ! 
D'abord, non, je ne cède pas à une mode. 
Sinon, j'y aurais cédé auparavant et je vous en aurais parlé plus tôt sans avoir le recul nécessaire. Juste pour suivre ce que je lis chez d'autres depuis des années. 


Je pourrais vous dire que j'ai regardé Earthlings, ce serait mentir, je n'ai tenu que 13 minutes. Je n'ai pas pu, je n'ai pas su aller plus loin, j'ai compris. La violence faite aux animaux, celle qu'on refuse de voir quand on aime les bêtes, nos compagnons de vie.
Je dois vous faire une confidence peut-être un peu ridicule aux yeux de certains mais j
'ai compris un jour dans le regard de mes chats que je ne pouvais pas prétendre aimer les animaux si je n'aimais pas inconditionnellement tous les animaux. Que je ne pouvais pas me cacher derrière des produits finis, derrière des barquettes, chasseuse de supermarché que j'étais. 
J'ai compris que je ne pouvais pas avoir honte de la race humaine quand on torturait un chien, un chat, mais cautionner les actes barbares qui conduisaient certains animaux dans mon assiette.
Manger de l'agneau, du veau, du lapin me semblait inconcevable. Pourquoi l'acceptais-je pour d'autres ?
Et je me mettais peu à peu en tête que sur une île déserte, je préférerais me laisser mourir que de
 tuer de mes petites mains un être vivant. Je ne sais même pas ramasser une souris morte ou un oiseau. 






MES PREMIERS PAS, DES MANQUES ?


Eh bien non, justement pas ! 
Parce que je ne le fais pas pour l'image que cela donne de moi mais bel et bien pour les animaux. 

Je suis heureuse et tellement bien dans ma tête, comme débarrassée.
Quand je l'ai annoncé à ma maman, elle m'a simplement dit qu'elle était étonnée que je n'ai pas fait ce choix avant. 
En résumé, la viande ne me manque pas, le poisson non plus.
Le plus difficile concrètement au début était l'absence de fromage.
Et puis j'ai fait quelques bonnes et heureuses découvertes gustatives. 


Je ne mentirais pas non plus en vous disant que je n'ai pas des envies "fulgurantes". Que passer devant des sushis n'est pas une grande épreuve. Qu'entendre mes amis, mes collègues évoquer un plat carné ne me rappelle pas de "bons" souvenirs. 


Mais non, j'ai dépassé cela à chaque fois. 


Je suis entrée dans des magasins en me disant "si ca te fait vraiment plaisir, fais le, craque !" 


Et je ne suis jamais ressortie avec le produit qui m'avait amené là. Et cela m'étonne toujours parce que je m'attendais tellement à craquer.
Mon "secret" pour tenir quand me vient une envie,  je "visualise". Je ferme les yeux quelques secondes et je visualise quelques images de l'animal, dans ses conditions de vie, de mort aussi. J'entends leurs cris. J'entends les pleurs dans les abattoirs. 

Pour être exacte, l'expérience est récente, j'ai tellement visualisé ces horreurs que j'en ai pleuré en passant devant le rayon boucherie. Devant tout cet étalage de viande dont une partie finira périmée et jetée. 


Pour finir, sachez qu'en aucun cas je ne souhaite être dans le jugement des autres, des modes de vie qui ont été les miens avant. Je ne me permettrais pas de commenter d'un ton désagréable les publications des uns, de juger de leur vie, de leurs assiettes. 
Je vous livre mon cheminement, récent, et je me rends compte que cela part dans tous les sens mais j'écris comme cela me vient sur ce sujet.


J'ai beaucoup de conversations avec mes amis sur le sujet et je partage assez souvent leur opinion : je ne pense pas que montrer des images choquantes changera toutes les mentalités, je ne pense pas que culpabiliser un omnivore le fera évoluer vers le végétarisme, le végétalisme ou le veganisme demain. 
C'est , à mon sens, un chemin qu'il faut prendre soi-même : on choisit de s'informer, on accepte à un moment de voir, ou non. 


Je concluerais juste en rappelant que je respecte les repas des autres, je respecte l'opinion et les choix des autres, de mes proches.

Je souhaite juste qu'on respecte mon opinion et ma façon de m'alimenter.
Pour info, je rappelle que ce n'est pas un régime, ce n'est décidément pas une mode. C'est une nouvelle vie, riche de découvertes pour qui est ouvert d'esprit ou souhaite diminuer sa consommation de viande et autres produits.
Être végétalien ou être vegan, ce n'est  pas se priver de quelque chose, ce n'est pas vivre une sensation de restriction.
Ce sont des choix qui deviennent des normes, des rayons qu'on ne regarde même plus. Un regard sur le monde qui change, qui bouscule. 

Ce n'est pas être mieux qu'un autre, être supérieur. 
C'est au contraire être rempli de doutes et d'incertitudes, c'est devoir se renseigner beaucoup, accepter de s'informer toujours, d'apprendre constamment de ses erreurs.



C'est être imparfait mais viser le plus juste.


















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